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Sylvie Pierunek, Ingénieuse 2022

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👏 Félicitations à Sylvie Pierunek, diplômée de l’Institut national des Sciences appliquées de Toulouse et docteur de l’INSA Lyon, 🏆 lauréate du prix de la femme #ingénieure 2022 remis par l'Association Femmes Ingénieures.

Sylvie PIERUNEK, responsable de l’équipe d’implémentation physique des microcontrôleurs chez STMicroelectronics se voit décerner le prix de la Femme Ingénieure de l'année ; Sylvie s'est prêtée à notre interview.

"Je m’appelle Sylvie PIERUNEK, je travaille chez STMicroelectronics à Grenoble : je suis manager d’une équipe qui conçoit des puces appelées microcontrôleurs STM32, véritables cerveaux des applications électroniques que nous utilisons tous au quotidien. Je suis également certifiée Coach professionnel.

 

Après un BAC scientifique, j’ai intégré l’INSA de Toulouse et obtenu mon diplôme d’ingénieure en microélectronique en 1988.

Après avoir travaillé pendant 5 ans dans l’industrie, j’ai décidé de préparer un doctorat en Physique des dispositifs électroniques à l’INSA de Lyon, doctorat que j’ai obtenu en 1997.

L’INSA a été un choix par rapport aux classes préparatoires; je souhaitais pouvoir réfléchir à mon orientation mais aussi avoir un aperçu des différentes spécialités possibles pour choisir en connaissance de cause. Je savais qu’à l'INSA, en travaillant les deux premières années, je serai sûre d’obtenir mon premier choix, ce qui n’est pas forcement acquis quand on passe par un concours.

Mon parcours professionnel ? 

J’ai tout d’abord travaillé 5 ans chez Dassault Aviation puis chez Thalès en région parisienne au sein des équipes de conception de calculateurs embarqués pour des applications militaires. Puis j’ai décidé de m’orienter vers l’enseignement supérieur… Mais après ma thèse, je me suis rendu compte que je m’épanouissais davantage dans l’industrie et j’ai décidé de rejoindre STMicroelectronics à Grenoble en 1999. J'ai alors occupé des postes variés, de cheffe de projet à manager d’équipe technique dans plusieurs divisions-produits du Groupe. En 2004, l’opportunité de partir à l'étranger s'est présentée pour mettre en place une équipe de conception de circuits destinés à la télévision numérique à Rabat au Maroc. C’était ma première expérience de management.

Pourquoi avoir choisi l’ingénierie ? 

Très jeune, j’ai découvert l’univers scientifique au travers de ma passion pour l’astronomie, ce qui a fait grandir mon intérêt pour les sciences et technologies. L’ingénierie était une évidence pour moi : elle correspond à mon envie d’innover, de résoudre des défis techniques et de concevoir des solutions efficaces qui répondent aux besoins des utilisateurs.  

Avez-vous rencontré des difficultés en tant que femme dans cette branche ?

Les femmes sont encore en minorité dans l’industrie du semi-conducteur. Il est donc très important de faire preuve de ténacité, de résilience et de ne pas rester en « retrait » pour pouvoir prendre sa place. En ce qui me concerne, c’est dans mon caractère et j’ai eu la chance d’avoir des managers femmes au début de ma carrière qui m’ont montré l’exemple. J'ai aussi été très encouragée par un de mes professeurs à l’INSA de Toulouse.

Mes engagements ?

En tant que manager, j’éprouve des difficultés à recruter des femmes car trop peu font le choix d'une orientation vers des métiers techniques.

Or, la diversité hommes-femmes est fondamentale dans nos métiers car la variété et la confrontation des points de vue contribuent à l’innovation.

Il est donc crucial de sensibiliser très tôt les jeunes filles à la technique afin que cela ne soit pas un frein lors de leur orientation. C’est dans cet objectif que j’interviens régulièrement dans des collèges et lycées pour témoigner de mon parcours académique et professionnel ainsi que des opportunités de carrières.

Je participe aussi à des évènements grand public comme le "French Fab Tour" pour promouvoir les sciences auprès des jeunes.

Je suis récemment devenue marraine de l’association «elles bougent».

Pourquoi avoir participé au concours Ingénieuses 2022 ?

Il est très important de montrer qu’une femme peut s’épanouir dans un métier technique. Il faut casser les stéréotypes et montrer qu’il ne faut « rien s’interdire » en osant !

Ce concours reconnait l’implication de femmes qui œuvrent pour des femmes afin d’accroitre leur présence dans les métiers scientifiques et les fonctions de management dans l’entreprise.

Comment envisagez-vous votre engagement futur ?

Je vais non seulement poursuivre mes témoignages auprès des écoles mais également utiliser mes nouvelles compétences de coach professionnelle. En effet, je réfléchis à monter un projet de coaching solidaire auprès des lycéennes. L’objectif : qu’elles ne se mettent pas de freins dans leurs choix d’orientation ! "




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