# 29 mars 2018

Au sommaire :

→ Normes, vous avez dit normes ?

→ Ingénieur.e INSA 2.0 : de l’humanisme à l’engagement

 

#Normes, vous avez dit normes ?

Les normes ? C'est vraiment compliqué et il est clair que ce sont des contraintes. Pourquoi alors parler de ces « empêcheurs de tourner en rond »? en premier lieu, posons nous la question suivante: ces contraintes, sont-elles subies ou choisies ?  Pour répondre nous allons explorer leur genèse et tenter de comprendre leur nécessaire existence.

Le respect de la législation en vigueur, dû par chaque entreprise, passe, le plus souvent, par le respect de normes rédigées… par les utilisateurs eux-mêmes.

Je ne vous parlerai pas de normes financières, de normes comptables, de normes environnementales, de normes alimentaires, normes d’organisation qualité, … je ne suis pas un spécialiste de ces normes là. Je prendrai l’exemple qui est le fil rouge de toute ma carrière jusqu’à aujourd’hui, les normes de produits électriques et plus particulièrement celles liées à la sécurité en utilisation desdits produits.

Ces normes-là sont adossées à la législation européenne qui régit le marquage CE, que tout le monde connait (croit connaître ?), et notamment aux directives telles que la Directive Basse Tension, la Direction Machines ou encore la Directive Produits de Construction… Et vous avez celles, connexes aux précédentes et qui sont plutôt liées à la performance du produit dans son environnement, comme la Directive Compatibilté Electromagnétique ou le RTTE pour les télécommunications.

 

Les directives fixent les grandes lignes des objectifs à atteindre. Mais lorsqu’une directive Compatibilité Electromagnétique dit : « le produit ne devra pas trop perturber son environnement et ne devra pas trop être perturbé par son environnement » (je caricature à peine), a-t-on donné de quelconques indications claires aux fabricants pour leur dire ce qu’ils vont devoir respecter ? Je connais votre réponse… elle est : « Euh… ben non. ». Des organismes ont donc été mandatés pour travailler sur des séries de normes, souvent travaillées par industrie/métier, normes qui seront citées en annexe des directives et serviront de documents de référence pour les fabricants.

Devront-ils suivre ces normes ? Non, il faut être conforme à la législation, pas à la norme (sauf lorsque cette dernière est adoptée comme texte législatif). Un fabricant pourrait-il ne pas suivre la norme qui semblerait s’appliquer à ses produits? En théorie oui, en pratique, si les autorités lui demandent ensuite de montrer qu’il est conforme à la législation, il risque d’avoir du mal à le faire et à justifier de ne pas avoir suivi les préconisations de cette norme.

 

Mais qui les rédige, toutes ces normes ? Vous pourriez vous dire « des bureaucrates bien au chaud dans leurs fauteuils » à Bruxelles ou ailleurs. Et bien c'est peut-être le cas pour certaines normes, mais pour la majorité, elles sont élaborées au sein de comités de normalisation dans lesquels participent, en général, des représentants de laboratoires, d’organisations/groupements professionnelles, d’associations de consommateurs parfois, de la puissance publique aussi, et pour beaucoup… de fabricants (souvent des gros mais « pas que ».

 

Vous me direz « oui, on participe nous-mêmes à écrire ces normes pour le métier qui nous concerne, mais c’est la prolifération des normes qui rend le métier d’ingénieur de plus en plus difficile, parce que l’on ne peut pas être spécialiste de toutes les normes qui existent ». Et c’est vrai. Je vous l’ai dit en préambule, je ne suis moi-même pas spécialiste de la majorité des normes, mais seulement d’un tout petit nombre…

 

L’industrie est extrêmement variée, et chacun est spécialisé dans un métier donné. Plus aucune entreprise ne maitrise en interne tout son assemblage, des matières premières jusqu’au produit fini destiné à l’utilisateur final.

Du coup, après que chacun ait développé sa(ses) norme(s), on se retrouve souvent  avec des milliers de textes qui régissent tout : la visserie, la connectique, les produits domestiques, les produits professionnels ou pour l’industrie, et ceci dans tous les domaines (cuisson, préparation culinaire, informatique, médical, alarme et détection, matériaux plastiques, matériaux de construction, aéronautique, automobile, ferroviaire, …), et pour tous les métiers (mécanique, électronique, informatique, énergie, construction, télécoms, …).

A ce stade on peut se poser la question : toutes ces normes, est-ce légitime ? Souhaitable/bénéfique ? Contraignant ? Pénalisant ?

Un peu tout ça à la fois. Vous qui êtes sortis samedi dernier pour acheter une nouvelle cafetière parce que l’ancienne vous avait lâchés, vous avez choisi la nouvelle sur des critères du genre : classique ou combi classique/expresso ? Capsule ou cuillère, ou carrément automatique avec café  en grains ? Rouge, verte, chromée ? Une marque connue ou une inconnue ? Une marque française ? What else ?

Mais vous êtes-vous assurés que, quel que soit le modèle que vous choisirez, lorsque vous l’utiliserez, vous n’allez pas :

- Vous électrocuter ?
- Vous brûler ?
- Vous couper ?
- Risquer de mettre le feu à la maison ?

Même question pour l’appareil à raclettes, le robot de cuisine, l’ordinateur, le frigo, la motorisation du portail (savez-vous que si elle est conforme, vous pouvez rester devant le portail qui s'ouvre ou se ferme, celui-là vous impactera mais vous serez détecté et le portail se rouvrira, etc…

Pourquoi ? Parce que vous considérez certainement, comme moi, que cela vous est dû quel que soit le produit. Bref cela fait partie des spécifications que tout appareil de cette nature doit satisfaire, un genre de cahier des charges implicite…

Sauf que derrière cela, il y a des objectifs de sécurité et des exigences de construction de l’appareil en question que des gens comme moi ont parfois passé des années à définir, à améliorer et à compléter, et qui sont écrites … dans des normes.

Quand vous prenez l’avion, vous supposez que les rivets, les boulons, les vis vont tenir le coup, n’est-ce pas ? Sinon vous ne prendriez pas l’avion, non ? Réfléchissez à ce que cela a voulu dire pour le constructeur de l’avion, celui des rivets, celui des boulons, …

Quand vous rentrez dans un hôtel 3*, vous vous attendez à un certain niveau de services, exact ? Je vous laisse conclure. Et c’est comme ça pour tout.

 

Alors qu’est-ce qu’il faut faire me direz-vous ? On ne nous a pas sensibilisés à cela à l’école et au fait qu’on allait devoir vivre avec tous ces textes à respecter. C'est une tâche quasiment impossible vu le nombre de textes existants. Et puis, seriez-vous venus en cours pour un sujet qui passe au-dessus de la tête de la majorité des gens? alors d’étudiants …

Donc, comment faire et sur quoi/qui devons-nous compter ?

En effet on ne peut pas décemment penser que tous les ingénieurs deviennent tous spécialistes de toutes les normes qui existent !

Certainement pas, mais collectivement, et si chacun est spécialiste dans le domaine qui le concerne, et que l’on travaille ensemble, nous devrions pouvoir respecter tous ces textes et assurer les objectifs définis en commun, qu’ils soient implicites ou explicites.

Et quelques idées encore :

- Envisager une "Madame / un Monsieur" "Normes"dans l’entreprise ? Plusieurs ? pourquoi pas….

- Arrêter l’attitude négative " de principe ", parce que globalement, si on prend le temps de la réflexion, on est bien content qu’il y en ait, des normes.

- Insuffler une culture du respect de la norme en expliquant qu’elle n’est pas là pour embêter les gens, comme expliqué ci-dessus.

- Insuffler une culture de " je ne sais pas parce que je ne suis pas spécialiste (il n’y a pas de honte à ça) donc je demande de l’aide à un spécialiste ".

 

Et pour conclure je dirais que, tel M. Jourdain, parfois on fait "à la norme " sans le savoir … on applique des normes sans avoir jamais lu le texte, parce que quelqu’un nous a expliqué comment faire et que lui était un vrai spécialiste de la norme en question.

Enfin, si cela vous est vraiment insupportable, et que cela vous donne des insomnies, soignez le mal par le mal, ouvrez un bon texte de norme le soir dans votre lit, de préférence une norme bien longue, et commencez à lire… vous n’aurez plus d’insomnies.

 #Regard de Philippe SALLE (LY GE 12993)


#Ingénieur.e INSA 2.0 : de l’humanisme à l’engagement

 

 

Travailler… pour qui ? Et pour quoi ?
Grave question, qui touche un nombre toujours plus grand de salariés qui s’interrogent davantage sur leur rapport au travail, le sens de leur activité, le rôle de leur entreprise face à la pression grandissante des enjeux environnementaux et sociétaux. Les Bac+5 semblent particulièrement touchés par ce sentiment d’inutilité sociale, accaparés qu’ils sont par des projets dont ils ne perçoivent guère la pertinence au regard de ce qui précède (Rapport Senard – Notat, 2018) [2].

 

« Notre maison brûle… et nous regardons ailleurs. »

Cette phrase, prononcée en ouverture du 4ème Sommet de la Terre à Johannesburg le 2 septembre 2002, est restée dans les mémoires pour son impact métaphorique… et globalement sans grand effet sur nos choix de développement. Les « lanceurs d’alerte » n’ont pas manqué, depuis le rapport Meadows [1] du Club de Rome paru en 1972 jusqu’aux travaux du GIEC qui a produit un corpus de données scientifiques sans équivalent dans notre histoire. Partout les indicateurs sur la pérennité de nos modes de vie passent au rouge, sans que rien, ou peu de choses, ne bouge dans les faits. On communique beaucoup sur cette question porteuse de sens et fédératrice dans l’idée, mais l’action reste le plus souvent marginale et symbolique.

 

Cette prise de conscience de l’urgence d’une réaction responsable et ambitieuse pénètre en revanche l’esprit d'un nombre croissant d’individus, qui ont décidé de s’engager dans des changements de comportements, d’attitudes, de valeurs. Car si les institutions n’ont pas semblé prendre la mesure de l’urgence des mutations à opérer, nombreux sont ceux qui se mobilisent, individuellement et collectivement, pour faire évoluer les pratiques. Le modèle agricole opère ainsi sa mue, lentement mais sûrement, sous la contrainte des attentes renouvelées des consommateurs.

 

Les médias évoquent différents symptômes pour décrire les effets du double processus d’intensification du travail et de perte de sens : burn-out, bore-out, brown-out [3]. Un anthropologue anglais, David Graeber, a popularisé le concept de bullshit jobs pour décrire toutes ces activités qui ne contribuent plus directement à la production de biens et services mais qui en renchérissent considérablement le coût, qui ne sont plus connectés au réel, et qui ne cessent pourtant de se développer [4]. Marie-Anne Dujarier parle de « planneurs » pour évoquer tous ces métiers qui n’ont plus les pieds sur Terre, et occupent néanmoins une place centrale et valorisée dans les grandes organisations productives, privées et publiques [5].

 

Le baby-foot dans l’espace détente, les séances de massage au bureau, le mécénat de compétences, les missions RSE, l’intrapreneuriat… tout un arsenal de moyens existent et se développent pour aider les cadres des grandes entreprises à passer outre ces difficultés et questionnements, sans remettre en cause le modèle lui-même : on traite les conséquences, pas les causes.

 

Génération What ?

 

Les jeunes d’aujourd’hui ont pour beaucoup d’entre eux intégré ce double diagnostic. Au-delà des appellations médiatiques de génération Y, génération Z, Millennials, ou Digital natives, ces jeunes, dotés d’une énergie, d’une envie d’agir et de moyens techniques d’émancipation inédits, supportent de moins en moins toute forme de verticalité et d’inertie, n’ont plus confiance dans les institutions légitimes de la société. Ils sont prêts à s’engager pour l’environnement, veulent faire de la politique sans parti, mobiliser des collectifs sans syndicat, travailler en-dehors des grandes entreprises qu’ils pensent, à tort ou à raison, principalement responsables de la situation et de son inertie, et œuvrer davantage à l’intérêt général [6].

 

Force est de constater que le système actuel n’est plus adapté à leurs processus cognitifs, leur dynamisme collectif, leur volonté individuelle d’agir, leurs capacités d’entreprendre, leur revendication de sens dans les enseignements, leur vision du rôle de l’ingénieur, du progrès, du travail lui-même. Innovants, entreprenants, citoyens, responsables, nos élèves le sont déjà ! Mais ils ont souvent le plus grand mal à articuler ces qualités à leur futur métier d'ingénieur. Ils ne voient pas, dans le paysage des carrières traditionnelles, de trajectoires professionnelles pour concilier les acquis de leur formation et leur projet d'utilité sociale. Cette « crise de vocation » n'est pas propre aux élèves insaliens; elle s'observe dans les grandes écoles en général, où « finir dans un open-space à La Défense » et devenir un « tâcheron de la Suite Office » ne fait plus rêver grand monde [7]. D’où le succès de l’entrepreneuriat social et du modèle de la start-up numérique, dont les réalités, au-delà du mythe fédérateur auprès de cette génération, proposent des visages très divers et fort ambigus quant aux enjeux majeurs précédemment évoqués.

 

Et à l’Insa, on fait quoi ?

 

Les ingénieurs sont au cœur de ce paysage : ils en sont les principaux producteurs, agents de reproduction, et potentiellement acteurs de transformation. La France en compte près d’un million aujourd’hui, qui occupent ou ont occupé des fonctions majeures dans toutes les grandes organisations. Et la place des techniques dans notre modèle de développement est centrale : celles-ci déterminent des consommations de matières premières et d’énergie, produisent des déchets, configurent des usages, induisent des comportements individuels et collectifs, déterminent des rapports de pouvoir… L’ingénieur et la technique sont donc au cœur des choix de société. Il faut sans doute maintenant aller plus loin que « l’ingénieur humaniste » ; continuer bien sûr à doter les futurs ingénieurs d’une capacité à questionner les techniques, mais aussi les aider à devenir acteurs d’un changement de société. L’effervescence actuelle autour des low-tech illustre le potentiel des techniques en matière d’impacts social et environnemental; en termes d'innovations et de ruptures, les défis sont immenses, et les compétences des ingénieurs indispensables pour les relever [8]. De nombreuses initiatives ont déjà pris forme ces dernières années pour engager le mouvement en formation : outre les apports des Humanités en la matière, on compte désormais des cours de responsabilité sociale de l’ingénieur, d’éco-conception, d’analyse de cycle de vie, d’impacts environnementaux, d’énergies renouvelables, des projets de conception pluridisciplinaires, d’entrepreneuriat responsable, d’ingénierie « positive » [9]… Mais le plus souvent en ordre dispersé.

 

Partant de ces analyses, un collectif d’une trentaine de personnes s’est constitué à l’INSA de Lyon en 2017, collectif composé d’un tiers d’élèves, d’un tiers d’enseignants-chercheurs de Centres et Départements, et d’un tiers de personnels administratifs et jeunes alumni. Un jeudi soir sur deux, le groupe se réuni pour imaginer d’autres formations, d’autres dispositifs, d’autres réseaux, susceptibles d’apporter du sens à la pédagogie, de porter des projets en phase avec les aspirations plus sociétales des élèves, et se lier avec des acteurs économiques alternatifs en mesure d’intégrer, pour un stage ou un emploi, des profils d’ingénieurs. Objectif : donner un sens nouveau à la formation et connecter les élèves à des projets professionnels plus en phase avec leurs aspirations et valeurs.

 

Quels projets professionnels en ingénierie, alternatifs à celui de la grande entreprise et de la start-up numérique, peuvent-ils déployer pour davantage contribuer à servir l'intérêt général ? Parmi toutes les réponses possibles, option a été prise pour l’Économie Sociale et Solidaire (ESS). Associer ESS et ingénierie constitue une véritable opportunité : les ingénieurs ont besoin de l'ESS pour exercer une activité d'ingénierie dans un cadre plus conforme aux valeurs de cette génération, et l'ESS a besoin des ingénieurs pour devenir une économie non plus marginale mais réellement alternative, qui propose des solutions industrielles viables à grande échelle et aille au-delà de la myriade de microstructures orientées services, souvent condamnées à vivoter en périphérie du système industriel. Avec l'arrivée d'ingénieurs engagés dans cette voie, et la montée en puissance concomitante de financements alternatifs, l'ESS pourrait faire sa « révolution ». Selon le baromètre 2016 Ipsos - Conférence des Grandes Ecoles, 1 étudiant sur 2 des grandes écoles, et 2 alumni sur 3, aimeraient travailler dans l’ESS : ce n’est plus une aspiration diffuse, mais un véritable plébiscite ! [10] Ainsi est né le Collectif iESS : ingénieur.e.s pour l’Economie Sociale et Solidaire [11].

 

La place des alumni dans une telle perspective est centrale. En premier lieu, de celles et ceux qui ont une expérience, ponctuelle ou pérenne, du secteur de l’ESS : le retour d’expérience en la matière est capital pour ne pas idéaliser les parcours ; il ne s’agit pas de « vendre du rêve », mais bien d’avoir un discours et une formation responsables, d’aider des jeunes, pétris parfois de visions manichéennes, à appréhender des réalités toujours plus complexes. En second lieu, et en complémentarité avec le point précédent, de celles et ceux qui ont l’expérience de la grande entreprise industrielle ou de services, et peuvent témoigner de leurs capacités de transformation interne : c’est une posture à laquelle aspirent de nombreux élèves qui parlent de « changer le système de l’intérieur » ; ici aussi, l’apport d’ingénieurs expérimentés est indispensable pour témoigner des possibilités et des limites en la matière.

 

iESS, c'est parier sur la richesse d’un réseau d’alumni sans pareil, sur les valeurs et les qualités de nos élèves, sur le potentiel et l'engagement des personnels de l'école. L'INSA est née en 1957 d'un projet véritablement alternatif et complémentaire dans le champ de la formation des ingénieurs, en réponse aux besoins de la société de l'époque. Soixante ans plus tard, face aux nouveaux défis sociétaux, l'opportunité de penser la formation et la place des ingénieurs dans la société se représente à nous. Nous pouvons  la saisir et (re)faire de l'INSA une école d'ingénieurs pionnière !

 

# Regard de Jean-Philippe Neuville, Maître de Conférences en sociologie à INSA Lyon, Frédéric Lefèvre (LY GEN 1998), Diana Martin De Argenta (LY GMC 2000), Nelly Galland (LY GEN 2007) et Jonas George (LY SGM 2014)

[1] www.clubofrome.org/report/the-limits-to-growth/

[2] www.economie.gouv.fr/mission-entreprise-et-interet-general-rapport-jean-dominique-senard-nicole-notat

[3] www.challenges.fr/entreprise/vie-de-bureau/test-etes-vous-en-burn-out-bore-out-ou-brown-out_514103

[4] www.slate.fr/story/144260/quete-de-sens-reconversion-metier-a-la-con

[5] Dujarier, M.-A. (2015), Le management désincarné, La Découverte

[6] generation-what.francetv.fr 

[7] Cassely, J.-L. (2017), La révolte des premiers de la classe, Arkhé Editons

[8] Bihouix, Ph. (2014), L’âge des low-tech. Vers une civilisation techniquement soutenable, Seuil

[9] www.laclavette.fr/fr/home/

[10] www.ipsos.com/fr-fr/quest-ce-que-les-jeunes-des-grandes-ecoles-attendent-de-leur-emploi

[11] iESS - Newsletter n°2, 20 janvier 2018