École d’ingénieur de référence, l’INSA Lyon s’appuie sur des valeurs humanistes qui sont le fondement de son modèle depuis plus de 50 ans.

Retour en images sur 60 ans d'histoire du campus INSA

La France est en pleine expansion industrielle et manque malheureusement d'ingénieurs et de techniciens. Au regard des Etats-Unis qui diplôment 29 000 ingénieurs en un an, la France, elle, n'en a formé que 4 500.

Nous sommes en 1955 et dans certains milieux concernés, il est temps de lutter contre la pénurie de main d'oeuvre qualifiée. La ville de Lyon se démarque en affichant la volonté de réaliser un grand centre de formation scientifique et de recherche. Les plus avérés sont convaincus de la relation entre une bonne formation des cadres et l’avenir économique régional.

Deux figures locales vont porter haut les couleurs d'un modèle de formation unique et innovant : le recteur Jean Capelle et le philosophe Gaston Berger. Ces deux humanistes vont marquer l'avènement d'une nouvelle conception d'enseignement des ingénieurs et imaginent une école, ou plutôt un institut : l'Institut National des Sciences Appliquées, INSA. Une école d'ingénieurs d'un genre nouveau.

Pour ces "pères fondateurs", Jean Capelle et Gaston Berger, l'ingénieur INSA de Lyon n'est pas un ingénieur comme les autres.

Il est doté d'excellentes compétences scientifiques et techniques mais est aussi capable de comprendre les enjeux de sa société et de s'inscrire dans l'évolution de son monde. A cette vision ambitieuse s'ajoute la créativité, levier de l'innovation. Pour former ces profils excellents, les deux hommes élaborent tout un programme de formation qui s'articule autour d'une grande variété d'enseignement. Si la majorité des enseignements dispensés aux élèves-ingénieurs s'attaque aux sciences dures, là n'est pas l'essentiel. La valeur ajoutée du profil insalien se trouve dans ces enseignements annexes et obligatoires, ceux que l'on appelle communément dans le langage INSA : les Humanités. Langue, musique, arts plastiques, théâtre, danse et sport font même l'objet de parcours spécifiques, permettant aux étudiants ingénieurs d’allier sports, arts et sciences.

Enrichir sa capacité de réflexion au-delà de la rationalité scientifique exigée par sa formation d'ingénieur est tout le secret d'une formation insalienne.