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24 avril 2019

Jonathan Drutel (LY GE 2011)

L’Ironman, vous connaissez ?
3,8 km de natation, 180 km de vélo, 42 km de course à pied. Une compétition extrême, folle, réservée aux surhommes. l'Ironman c'est aussi le surnom de Jonathan Drutel, depuis juillet 2018, date à laquelle il a concouru et réussi cette compétition, en 15h52 de courage et de souffrance.

Dès sa naissance, Jonathan Drutel est atteint de la mucoviscidose. Il grandit au rythme des cures d’antibiotiques en intraveineuse et les médecins lui prédisent dix-sept ans maximum d’espérance de vie.
Sursis, à 18 ans, il entre à l'INSA, mais son état se dégrade durant ses études d’ingénieur. Dernière solution, la greffe. En 2008, il est opéré une première fois des poumons. Cette greffe ne prend pas, il subira, deux ans plus tard, une double transplantation du cœur et des poumons qui, cette fois, est un véritable succès.

« Cinq-six années après la greffe, j’avais 25 ans à l’époque, je voulais retrouver un but dans la vie. Le sport m’a redonné goût à la vie ». Et ensuite ? « Que peut-on espérer après une double greffe ? Survivre. Moi j’ai décidé de vivre », écrit-il dans son livre.

Là commence l'aventure un peu folle d'un homme qui a décidé de braver son corps : il survole le bitume à la course, pédale comme un dératé, fend les vagues. Malgré les mises en garde des médecins qui lui demandent de lever le pied, rien ne peut l’arrêter : « Tant que mes examens sont bons et que je me sens bien, je continue », balaye Jonathan Drutel.

En 2017, il réalise une première prouesse en bouclant le marathon de Paris, malgré une chaleur accablante. "C’était le premier défi lancé par des amis. Ça me semblait inconcevable. Je courais à peine 5-6 kilomètres, je me suis dit 'pourquoi pas', il le bouclera en un peu plus de 5h. Il regarde alors plus haut : objectif été 2018, boucler l’Ironman de Nice, et il le bouclera. Il compte bien récidiver cette année en Allemagne où il tentera le « Challenge de Roth », le même triathlon mais sur les terres allemandes ; il s'entraîne d'ici là avec des "petites courses"(semi-marathons et marathons).

Même si la greffe d'organes l'a rendu plus fort, la mucoviscidose, maladie génétique très rare, est toujours là. Il court d'ailleurs régulièrement pour l'Association "Vaincre la mucoviscidose"

Jonathan Drutel a écrit un livre, dans lequel il raconte comment il est parvenu à réaliser ces incroyables performances.
Jonathan Drutel, Laura Sahin "Mon combat contre la mucoviscidose" - Date de parution 28/02/2019 - Editeur Mareuil Editions.

Jonathan Drutel (LY GE 2011) est responsable d’un bureau d’études dans l’industrie nucléaire.


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